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Car j’ai été séduite par l’univers de Ténébreuse, par la richesse de cette Fantasy réinventée par Marion Z. Bradley, je me replonge toujours avec plaisir dans un nouvel épisode de cette saga familiale géante.
Pourtant, j’ai été contente de refermer ce livre pour pouvoir passer à autre chose.
Dans un premier temps, on pourra apprécier l’originalité de l’expérience. En effet, on suit en focalisation interne les aventures d’un personnage tout à fait odieux.
Le problème c’est que l’auteur ne nous épargne pas ses ruminations et malheureusement notre héros est bien névrosé !
Au bout d’une vingtaine de pages dans la tête de Bard, je vous prie de croire qu’à moins d’avoir l’esprit embrumé par les neiges des monts de Kilghard, on a très envie de lire en diagonale.
L’impatience atteint son paroxysme au bout du quinzième dialogue abordant la condition féminine dans les Cents Royaumes (et je ne compte pas ceux qui parsèment les tomes précédents ! ). Marion Z. Bradley ne nous épargne donc pas non plus son féminisme exacerbé.
Je ne suis pas insensible à son cheval de bataille mais je veux pouvoir choisir entre lire un essai sur le féminisme et un roman de Fantasy.
En somme, le problème de ce roman est sans doute du a un mauvais dosage entre action et réflexion, entre fiction et revendication.
Je le déconseillerai donc à quelqu’un qui veut s’initier à Ténébreuse. De même, je pense qu’à moins d’être perfectionniste comme je le suis, on peut se passer de cette lecture sans manquer un grand moment de la saga, tous les romans pouvant être lus indépendamment.
par Gabrielle