Présentation (source Allociné) :
The Ghost, un " écrivain - nègre " à succès est engagé pour terminer les mémoires de l'ancien Premier ministre britannique, Adam Lang. Mais dès le début de cette collaboration, le projet semble périlleux : une ombre plane sur le décès accidentel du précédent rédacteur, ancien bras droit de Lang...

L'opinion de Abigaelle:
Que dire… pour la première fois de ma vie, je me suis endormie au cinéma, au sens littéral.
Je suis peut être allée voir ce film avec trop d’attentes. En voyant la bande annonce, j’espérais découvrir un film oppressant à l’atmosphère étouffante et au scénario machiavélique…
Au final, la première partie du film et d’un ennui! Il faut une bonne heure avant d’entrer dans le vif du sujet !
Même si Polanski nous glisse de mini indices au fur et à mesure des scènes, bon nombre d’entre elles sont bien trop longues au regard du nouvel élément qu'elles apportent. Bref, on se traine pendant ce début qui dure les trois quart du film.

Pour essayer de trouver du bon quand même, je dirai que j’ai été surprise par le personnage joué par Pierce Brosnan. J’ai aimé la complexité (ou simplicité tout dépend du point du vue) de cet homme politique atypique au cinéma et qui m’a pourtant paru très réaliste.
Même si j’aime bien Ewan, son personnage manquait cruellement d’un petit quelque chose. Le rendre anonyme est une belle métaphore de sa profession mais était ce alors obligatoire de le rendre creux ?

Au fil de l’histoire, Polanski ne nous épargne pas les développements clichés dans les rapports entre les personnages j’ai presque tout vu venir !
Passons maintenant à la dernière partie du film, la seule qui nous réveille un tant soit peu. Je dois avouer que j’ai été un peu surprise… par un seul événement en hélas.
Le final, le fameux final qui a apparemment surpris pas mal de monde… bah il n’a pas grand-chose de surprenant, c’est le genre de chose qu’on retrouve facilement dans les films d’espionnage qui n’espèrent pas de suite.
Le bilan est donc très négatif. Alors que j’aime beaucoup les huis clos (et en général sur une ile c’est un plus), je n’ai, à aucun moment, retrouvé l’atmosphère oppressante qu’on aurait pu y attendre. C’est finalement quand il retourne sur le continent que ça devient plus intriguant et que le suspense s’installe vraiment.
La musique m’a parut d’un classique décevant limite mauvais film de genre.
On me dira peut être que tout ce que je souligne comme un défaut n’est, en fait, qu’une volonté du réalisateur et que tout ceci à un but cinématographique précis que je n’ai pas su comprendre.
Peut être, mais quoiqu’il ait voulu faire, je n’adhère pas. J’en viens à me demandé si tout cet encensement par la critique n’est pas plus due à ces récents déboires qu’a un réel prodige cinématographique, mais là on me traitera alors de mauvaise langue. Je m’arrêterai donc ici et passe au film suivant.
N.B : Je trouve que le terme anglais « ghost writer » est tellement mieux choisi que le terme français et décrit si justement ce que c’est, un écrivain fantôme : celui qui n’existera jamais derrière le nom de la couverture, celui qui hante les pas de l’auteur renommé et qu’on ne voit jamais.